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Horaires/ Opening times

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Septembre 2018

2 septembre, 14h – 18h + événements pour la journée de la patrimoine européenne.

9 septembre,  15h – 18h

16 septembre, 15h – 18h

23 septembre, 15h – 18h

30 septembre, 15h – 18h

Réservation groupe – 0621908576/ y.rossano@cibr.fr

Les Résidus du vide

Construite en 1851, dans la campagne alsacienne, la synagogue de Reichshoffen fait partie de celles, nombreuses en Europe, qui sont désormais reléguées aux livres d’histoire. Tout comme le destin de la communauté qu’elle a servi, ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’elle ne disparaisse complètement à la fois physiquement mais également dans la mémoire collective. L’extérieur est encore criblé de tirs de mitraillette; l’intérieur dévoile un décor architectural fabriqué par une société de ferronnerie très connue située à côté. C’est cette même société qui a usiné les wagons à bétail utilisés pour les déportations en camps de concentration.

Après avoir été fermée pendant 50 ans, elle réouvre ses portes au public pour accueillir une exposition d’art contemporain de l’artiste britannique Ben Jack Nash. La spécificité du lieu et de temps de son œuvre représente la première intervention architecturale à grande échelle de l’artiste qui est en résonance avec l’édifice, son histoire, son destin et son énergie. À travers la sculpture et la chorégraphie, il contrôle et transforme l’espace dans son entièreté pour recréer un lieu de réflexion, mais également d’intemporalité et d’émerveillement. Il souhaite, par ces œuvres, faire se rencontrer la synagogue et la population locale, qui, dans sa grande majorité, ignore son existence.

Pour une compréhension plus profonde de l’exposition vous pouvez lire l’extrait de la conversation entre la conservatrice Claire Decomps et l’artiste.

La collection se compose de plus de 25 éléments réalisés en France, en Angleterre et en Inde sur une période de 10 mois. Elle interagit en particulier avec les remarquables vitraux de la synagogue, inspirés de l’Islam. Sur un des côtés de l’édifice l’artiste recrée leur réflexion colorée par la lumière du soleil, sans projecteurs, et de façon à ce qu’elles apparaissent comme projetées naturellement sur le sol. Leur lumière décroît et augmente en imitant l’ombre d’un nuage qui passe. À un moment donné des médiateurs interviennent. Ils placent des volets sur les fenêtres mais, au lieu de supprimer leurs réflexions, elles s’intensifient. L’artiste interagit également avec les vestiges originaux de l’édifice, les ôtant de leurs socles alors que leurs ombres, elles restent sur place.

Le projet est une commande par le Consistoire Israélite du Bas Rhin (CIBR) et en partenariat avec; La Région Grand Est, Accélérateur de Particules, Le Parc des Vosges du Nord, Fondation Passions Alsace et Fondation Sololmon.  L’initiative a été recommandée par un nombre de curateurs de directeurs de galeries et ensuite elle a obtenu le prix de la “La Dinée”.

Leftover from the void

Built in 1851, Reichshoffen synagogue in the Alsatian countryside, is one of many in Europe consigned to the history books. As with the fate of the community it served, it is only a matter of time before it disappears completely both physically and from collective memory. The outside is still peppered with machine gun fire; the inside, displays architectural decor fabricated by a well known metalworks company located next door. The same company also manufactured the cattle wagons later used for deportations to concentration camps.

Closed for 50 years, it re-opens its doors to the public to welcome a unique contemporary art installation by the British artist, Ben Jack Nash. His site and time specific work signals the artist’s first large scale architectural intervention which chimes with the building’s history, fate and energy. Through sculpture and choreography he controls and transforms the entire space to recreate a place of reflection but also of timelessness and wonderment. He hopes the work reconnects the building with the local population who are mostly completely unaware of its existence.

The artwork contains more than 25 elements made across France, the UK and India over a period of ten months. It interacts in particular with the synagogue’s remarkable Islamic inspired stained glass windows. Down one side of the building and without projectors, the artist recreates their colourful sunlit reflections to appear as though cast naturally over the floor. Their light fades and grows as though imitating the passing of a fleeting cloud. At a given moment mediators intervene. They place shutters over the windows but rather than removing their reflections, they intensify. He also interacts with the building’s original relics, removing them from their plinths whilst their shadows remain in situ.

You can discover in more detail some of the ideas behind the artwork by reading the discussion between the artist and museum curator and conservationist Clare Decomps.

The artwork is commissioned by the Consistoire Israelite du Bas Rhin (CIBR) and forged partnerships with La Région Grand Est, Accélérateur de Particules, Le Parc des Vosges du Nord, Fondation Passions Alsace and Fondation Sololmon. The project was also selected by a number of contemporary art industry professionals for the regional art prize ‘La Dînée’ which it went on to win.

 

 

Catalogue

A special edition exhibition catalogue (in English and French) is available to buy which includes photographs by Régis Guillaume, texts and essays concerning the exhibition by Claire Kueny (art critic), Pippa Norris (political scientist) and Claire Decomps (museum conservationist) in conversation with the artist.

exhibition catalogue

To order your copy please

contact: studio@benjacknash.com

Unsigned 17,95 euros

Signed 30,00 euros

+ postage and packaging

 

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